Imprimer

Devoir d'un dirigeant selon Ali Ibn Abi Talib (as) - Partie I

Imam Ali (as)

Lettre adressée par Ali Ibn Abi Talib (as) au commandant en chef de son armée, Mâlik al-Achtar à l'occasion de son investiture comme gouverneur de l'Egypte lorsque des troubles eclatèrent sous le mandat de Muhamad Ibn Abi Bakr, son prédécesseur. Cette lettre est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette lettre est sans conteste à faire lire à toute personne prétendant à des responsabilités importantes et aux dirigeants...

" Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux"

« Sache, Mâlik, que je t'envoie comme gouverneur à un pays qui a connu dans le passé des gouvernements justes et injustes. Les gens vont t'observer comme tu observais les gouverneurs qui t'ont précédé. Ils parlent de toi comme tu parlais d'eux. Ce sont eux qui fournissent la preuve de tes actions. Que ton trésor préféré soit donc le trésor de bonnes actions. Contrôle tes désirs et abstiens-toi de ce contre quoi tu as été servi. C'est seulement par une telle abstinence que tu pourras distinguer le bien du mal.

Développe dans ton cœur le sentiment d'amour pour ton peuple, et fais-en la source de bonté et de bénédiction pour lui. Ne te comporte pas en barbare envers tes citoyens et ne t'approprie pas ce qui leur appartient. Rappelle-toi que les citoyens d'un État sont de deux catégories. Ils sont soit tes frères en religion, soit tes semblables en genre. Ils sont susceptibles de commettre des erreurs, et sujets aux maladies. D'aucuns commettent effectivement des erreurs; pardonne-leur comme tu aimerais qu'Allah te pardonne. N'oublie pas que tu es placé au-dessus d'eux, tout juste comme je suis placé au-dessus de toi. Et puis c'est Allah Lui-même qui est au-dessus de celui qui t'a nommé Gouverneur. IL t'a confié cette position afin que tu te montres capable de te charger d'eux. Rappelle-toi! Tu seras jugé sur ce que tu auras fait pour eux.

Ne leur dis pas : "Je suis votre suzerain et votre dictateur. Vous devez donc vous plier à mes ordres", car cela corromprait ton cœur, affaiblirait ta foi en la religion et susciterait des désordres dans l'État. Si le pouvoir engendre en toi le moindre sentiment d'orgueil et d'arrogance, considère alors le pouvoir et la majesté du Royaume Divin qui gouverne l'univers et sur lequel tu n'as pas le moindre contrôle. Cela restituera à ta raison fantasque le sens de la mesure et te rendra calme et affable. Garde-toi de te mettre à l'encontre de la majesté et de la grandeur d'Allah, et n'imite jamais Son Omnipotence, car Allah rabaisse tout rebelle contre Lui, et quiconque se montre cruel envers les hommes.

Imprimer

Devoir d'un dirigeant selon Ali Ibn Abi Talib (as) - Partie II

Imam Ali (as)

Voici la deuxième et dernière partie de la lettre adressée par Ali Ibn Abi Talib (as) au commandant en chef de son armée, Mâlik al-Achtar à l'occasion de son investiture comme gouverneur de l'Egypte lorsque des troubles eclatèrent sous le mandat de Muhamad Ibn Abi Bakr, son prédécesseur. Cette lettre est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette lettre est sans conteste à faire lire à toute personne prétendant à des responsabilités importantes et aux dirigeants...

Retrouver ici la première partie: cliquez ici!

La désignation des juges

Choisis comme juge, parmi tes sujets, quelqu'un qui est de loin le meilleur d'entre eux, qui n'est pas obsédé par ses problèmes familiaux, qui ne cède pas à l'intimidation, qui ne se trompe pas souvent, qui ne dévie pas du droit chemin une fois qu'il y est engagé, qui n'est ni égocentrique, ni avare, qui ne décide pas avant d'avoir connu pleinement les faits qui pèse le moindre doute soigneusement et qui prononce un verdict clair après avoir pris en considération tous les détails de l'affaire, qui ne refuse pas d'écouter les arguments des avocats, qui examine avec patience tout nouvel exposé des faits, qui reste strictement impartial dans sa décision, qui ne se laisse pas étourdir par la flatterie... Mais il n'est pas aisé de trouver un tel homme.

Une fois que tu auras choisi un homme droit pour cette fonction, rétribue-le généreusement, de telle sorte qu'il ait tout ce qui lui est nécessaire et qu'il soit à l'abri des tentations. Réserve-lui auprès de toi une position si haute que personne n'ose la convoiter, et si élevée qu'aucune médisance ni aucune intrigue ne puissent l'atteindre.

Les fonctionnaires

Sois prudent ! Le plus grand soin doit être pris dans le choix du Juge Principal, car c'est une haute fonction que les égoïstes aventureux aspirent à soumettre à leurs intérêts personnels. Après la désignation du Juge Principal, fais attention au choix d'autres fonctionnaires. Nomme-les après les avoir mis à l'épreuve. Ni les relations personnelles ni l'influence ne doivent intervenir dans ton choix de fonctionnaires devant occuper des postes de responsabilité, autrement cela pourrait conduire à l'injustice et à la corruption.

Parmi ces fonctionnaires, choisis pour les hautes fonctions des hommes d'expérience ayant une foi ferme et appartenant à de bonnes familles. De tels hommes ne tomberont pas facilement en proie à la tentation et ils s'acquitteront de leurs devoirs en proie au bon service des autres. Augmente leurs traitements afin qu'ils mènent une vie satisfaisante, laquelle aide à se purifier. Ce faisant, ils n'éprouveront pas le besoin de couvrir leurs propres dépenses. Et puis, ils n'auront plus aucune excuse d'aller à l'encontre de tes instructions ou de détourner les Fonds de l'État. Surveille-les à leur insu. Il est possible qu'ils développent en eux une véritable honnêteté et un réel intérêt pour le bien public. Mais si l'un d'entre eux est accusé de malhonnêteté et que sa culpabilité soit établie par les rapports de ton service de renseignements, alors, considère ceci comme une charge suffisante pour le déclarer coupable. Que le châtiment qu'on lui infligera soit corporel et appliqué publiquement dans un lieu fixé d'opprobre.

Imprimer

L'interdiction du porc (par shia974.fr)

Eat or not, that's the question

Chaque nation a ses propres habitudes alimentaires qui ont émergé soit de principes culturels, soit de provenance religieuse. Chaque culture a sa propre cuisine. La nourriture est essentielle dans nos vies car sans elle, nous ne pouvons pas survivre. Dans le Saint-Quran, quand Allah swt nous explique que notre Saint-Prophète saww est un homme comme nous, Il dit que Rassoulallah mange ce que vous mangez et marche sur la même terre que vous.

Les hommes reconnaissent qu’ils sont ce qu’ils mangent. En effet, notre nourriture a un grand impact sur notre physique et notre psychique. Aujourd’hui, les gens sont soucieux de ce qu’ils mangent : ils souhaitent rester éloignés de ce qui risque de nuire à leur santé et ils désirent manger ce qui leur permettra de vivre plus longtemps. Dans le Saint-Quran, Sourate 80 [1], verset 24, Allah swt dit : «Que l'homme considère donc sa nourriture». Allah swt nous explique qu’il est important que nous réfléchissions à ce que nous mangeons et quel effet cela a sur nous.

Quand nous regardons les différentes cultures, nous constatons que leurs habitudes alimentaires varient. Par exemple, les Cannibales d’Afrique mangent les êtres humains alors que les moines bouddhistes du Tibet restent éloignés de toute sorte de viande. Nous remarquons qu’il y a des musulmans qui mangent tous les poissons et d’autres qui ne mangent pas certains types de poissons. Nous voyons qu’il y a par exemple des gens qui cèdent à la tentation de manger le cerveau du singe. Certains mangent même le chien.

Tout comme chaque communauté a ses propres habitudes, la société musulmane a aussi ses spécificités. Ce point est important. Pourquoi ? Parce que lorsque nous sommes avec des collègues au travail ou avec des amis à l’Université, quand les autres nous demandent pourquoi nous ne pouvons pas manger de porc, nous pouvons leur dire : « De même que vous avez des habitudes alimentaires dans votre culture, j’ai également des caractéristiques. De même que votre religion vous donne des directives alimentaires, ma religion me donne des règles à suivre concernant la nourriture. »

Quelle est la philosophie derrière l’interdiction du porc ? Aujourd’hui, certains musulmans disent : « Mes amis qui mangent du porc n’ont rien de problématique. Le fait qu’ils mangent du porc n’a pas l’air de les affecter. L’Islam nous dit que manger du porc a un effet néfaste sur nous. Or, mon ami qui mange du porc matin et soir se porte bien et s’occupe de son corps mieux que moi. »